Pourquoi je fais de la radio

Depuis le 7 juin 2014, j’anime l’émission de vulgarisation juridique SOS Légal, sur les ondes de CIBL 101,5 FM.

lawPar Reynaldo Marquez, avocat 

Cette émission est diffusée devant public en direct des studios de la station située au centre-ville de Montréal, et ce, tous les samedis dès 11h00.

SOS Légal est une émission de services axée sur la vulgarisation juridique visant à remettre le droit au service de la collecvité.

Son but n’est pas de donner des conseils juridiques en ondes mais plutôt de démystifier le droit, et ce, de manière à permettre aux citoyens de  développer des réflexes  d’autodéfense juridique.

À tous les samedis, je m’attarde à décortiquer l’actualité de la semaine dans la but d’en faire ressortir la dimension juridique, et ce, en compagnie d’autres avocats de formation.

Parmi les membres de l’équipe se trouve la chroniqueuse et avocate à moto, Me Connie Byrne, animatrice de l’émission Accro à la Moto sur MaTV.

Par exemple, le 7 juin 2014 nous avons parlé des animaux de compagnie, le 14 juin 2014 nous avons parlé d’accessibilité à la justice, le 21 juin des jours fériés.  L’émission du 5 juillet prochain porte sur les déménagements.

Je vous invite à écouter les émissions SOS Légal en baladodiffusion en cliquant ici.  Vous pouvez aussi venir nous voir en studio, les samedis dès 11 heures au 2, rue Sainte-Catherine Est.

Alors, pourquoi je fais de la radio? Pour le plaisir d’informer les gens!

Quels thèmes souhaiteriez-vous que mon équipe et moi nous abordions à SOS Légal, au cours des prochaines semaines?

Des questions? Contactez-moi :

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Wellstein Mora Rodriguez International s.a.
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Démarrage : 3 raisons pour consulter un avocat

Au moment de démarrer votre petite entreprise, il est souvent important d’être bien conseillé sur le plan juridique. Voici trois bonnes raisons pour lesquelles vous devriez consulter un avocat avant de lancer votre start up.

immigration-reynaldo-marquez-1Par Reynaldo Marquez, avocat

Mais avant de vous révéler ces trois bonnes raisons, permettez-moi par définir ce qu’on entend par le terme start up;  une expression qui est parfois mal employée.

Le Grand Dictionnaire de l’Office québécois de la langue française définit le terme start up comme suit :

1) Une entreprise lancée depuis peu, qui est généralement innovante, dynamique et qui s’annonce prometteuse;

Ou

2) Une jeune entreprise innovante, à croissance rapide et à fort potentiel de développement, dont l’activité est centrée sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Pour en savoir plus, je vous invite à lire l’article du gestionnaire Sébastien Provencher sur le site du Journal de Montréal, ici.

Bref, il faut retenir qu’un start up c’est avant tout une « entreprise en démarrage » -aussi appelée « jeune pousse »- comme la vôtre, et ce, peu importe qu’elle évolue ou non dans les TI.

Les trois bonnes raisons de retenir les services d’un avocat en prévision du démarrage de votre PME sont donc les suivantes :

Raison 1 : Déterminer la structure juridique
Un avocat sera en mesure de vous aider à mieux déterminer quelle structure juridique vous devriez choisir pour votre entreprise. Cette structure pourrait prendre la forme d’une entreprise individuelle, d’une société par actions, d’une société en nom collectif ou encore d’une société nominale.  

Je vous en dirais plus sur ce type de véhicule juridique dans des billets que j’écrirais ultérieurement.

Raison 2 : Rédiger un contrat
Il est généralement conseillé de demander l’avis d’un avocat avant de signer un contrat. Voici certains exemples de contrats pour lesquels un avocat pourrait vous être utile :

  • contrats de partenariat, de société ou convention d’actionnaires;
  • contrats de travail;
  • contrats de franchise;
  • contrats de sous-traitance; et
  • contrats de location.

Raison 3 : Prévenir plutôt que guérir
Il est moins dispendieux d’embaucher
un avocat afin de préparer votre documentation légale correctement plutôt que de faire appel aux services d’un avocat pour régler les problèmes quand ils surviennent.

En tant qu’avocats, nous sommes formés pour interpréter la loi et nous pouvons être très utiles au moment de démarrer une entreprise. Parfois, les processus et les formulaires pour l’entreprise semblent faciles, mais les transactions légales peuvent être plus complexes qu’elles en ont l’air.

Il y a plusieurs autres raisons pour laquelle vous pourriez vouloir consulter un avocat en droit des affaires, comme le rapporte plus en détails un article publié sur le site http://www.infoentrepreneur,org, dont je me suis inspiré pour écrire le présent billet. Pour le lire, cliquez ici.

Pour en savoir plus.  Contactez-moi :

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Connaissez-vous les jours fériés de vos employés?

En tant que chef d’entreprise, connaissez-vous les jours de congé auxquels ont droit vos employés? Voici les huit jours fériés dont bénéficient annuellement la grande majorité des salariés québécois.

lawPar Reynaldo Marquez, avocat.

Selon le site de la Commission des normes du travail, la majorité des salariés au Québec ont droit à un congé et à une indemnité pour chacun des jours fériés, chômés et payés suivants :

1) le 1er janvier (jour de l’An) ;
2) le Vendredi saint ou le lundi de Pâques, au choix de l’employeur ;
3) le lundi qui précède le 25 mai (Journée nationale des patriotes) ;
4) le 24 juin (fête nationale) ;
5) le 1er juillet. Si cette date tombe un dimanche : le 2 juillet (Fête du Canada) ;
6) le 1er lundi de septembre (fête du Travail) ;
7)le 2e lundi d’octobre (Action de grâces) ; et
8) le 25 décembre (jour de Noël).

Les jours fériés de 2014
Pour le restant de l’année 2014 donc, vous devrez donner congé à vos employés aux dates suivantes :

- vendredi 18 avril ou le lundi 21 avril prochain pour Pâques ;
– lundi 19 mai (Journée nationale des patriotes)
– mardi 24 juin (Fête nationale du Québec)
– mardi 1er juillet (Fête du Canada)
– lundi 1er septembre (Fête du travail)
– lundi 13 octobre (Action de grâce) ; et
– jeudi 25 décembre (Noël).

La Commission indique également que les salariés qui sont obligés de travailler à l’occasion de l’un de ces jours fériés ont droit à une indemnité ou à un congé compensatoire, au choix de l’employeur.

Les exceptions
Règle générale, ces jours fériés s’appliquent à la majorité des salariés québécois, et ce, qu’ils travaillent à temps plein ou à temps partiel.  Évidemment, il existe des exceptions à cette règle.

Par exemple, le salarié qui s’est absenté du travail sans autorisation valable, le jour ouvrable avant ou après le jour férié pourrait en être exclu.

Plusieurs autres salariés en sont aussi exclus, dont les travailleurs autonomes au sens de la loi, les employés du gouvernement fédéral et les employés de Forces armée canadiennes.  Cette liste n’est pas exhaustive.

Pour en savoir davantage sur le sujet qui fait l’objet de la présente chronique, contactez-moi. Il me fera plaisir de vous donner de plus amples renseignements :

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(514) 907-9323 | rmarquez@wmr-law.com

Cinq bonnes choses à savoir sur la mise en demeure

En tant qu’avocat, il m’arrive de rédiger des mises en demeure pour des clients aux prises avec un litige potentiel. Je l’ai encore fait tout récemment.  Rédiger une mise en demeure fait partie intégrante de mon métier. D‘où la question suivante : c’est quoi au juste qu’une mise en demeure?

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Par Reynaldo Marquez, avocat

Dans le présent billet, je réponds à cette question à l’aide des infos trouvées sur le site du ministère de la Justice du Québec. De plus, vous trouverez ci-dessous une capsule vidéo fort instructive sur le sujet que j’ai tirée dÉducaloi. Ce billet n’est donc pas un avis juridique mais bien un article informatif sur la mise en demeure.

1. La définition : La première chose à connaître au sujet de la mise en demeure est évidemment sa définition. Selon le ministère de la Justice du Québec, "la mise en demeure est une lettre qui ordonne officiellement au destinataire d’exécuter formellement une obligation qui lui est échue", selon certaines modalités et dans un délai déterminé.

Par exemple, cette obligation pourrait consister à remédier à un problème, rembouser  un montant, respecter un engagement contractuel, etc.  La personne qui refuse ou néglige de remplir l’obligation après la réception d’une mise en demeure pourrait être poursuivie devant les tribunaux.

Une mise en demeure est donc une lettre qui donne à son destinataire la possibilité de s’acquitter de son obligation sans passer par les tribunaux.

2. Le délai :

Tel que je l’ai mentionné ci-dessus, le destinataire d’une mise en demeure doit remplir ses obligations selon "certaines modalités et dans un délai déterminé".

Par exemple, il est possible de demander à une personne qui me doit de l’argent de me le rembouser selon la modalité et le délai suivants : un remboursement par "chèque visé au montant de 1000$", et ce, dans un délai "de 10 jours depuis la réception de la mise en demeure".

La loi précise que vous devez donner un délai au destinataire de la mise en demeure afin que celle-ci puisse répondre à votre demande.  Ce délai doit en être un raisonnable.  Dans ma pratique, je donne généralement un délai de 10 jours à la partie adverse avant d’entamer des procédures judiciaires.

3. Son caractère souvent obligatoire :

Selon le ministère de la Justice du Québec, la mise en demeure est obligatoire dans certains types de poursuite. "Si vous négligez de l’expédier, vous pouvez perdre une cause. Mieux vaut donc ne pas courir de risques et toujours expédier une mise en demeure avant d’entreprendre des poursuites. De plus, la mise en demeure incite souvent le débiteur à conclure un règlement à l’amiable".

Cependant, le fait d’expédier une mise en demeure n’oblige pas l’expéditeur à poursuivre le destinataire. Si le débiteur ne donne aucun signe de vie après la mise en demeure, ou s’il refuse de s’y conformer, le créancier a le choix de poursuivre ou non le débiteur en justice.

4. Garder des traces

La personne qui envoi une mise en demeure doit en faire une copie et envoyer l’original par un moyen permettant de prouver qu’elle a bien été remise, indique aussi le ministère de la Justice.

Personnellement, j’envoie les mises en demeure de mes clients de deux façons.  Soit par courrier recommandé, soit par huissier.  Dans les deux cas, je suis en mesure de garder des traces de leur réception.

Par exemple, Postes Canada émet un avis de réception lorsque j’envoie la missive par courrier recommandé.  La mise en demeure peut également être livrée à son destinataire par un huissier de justice, qui préparera alors un document où il notera à quel moment et à qui il l’a remise.

Ce document pourra ensuite servir à mes clients à prouver que leur mise en demeure a bien été livrée.  Avant de confier une mise en demeure à un huissier, il est conseillé de vérifier le coût de ses services, car celui-ci peut varier selon la distance à parcourir.

Il est important pour l’expéditeur de conserver une copie de la mise en demeure ainsi que de la preuve de réception émise soit par le service postal ou par un huissier afin d’être en mesure de prouver que la mise en demeure est bien parvenue à son destinataire, recommande le ministère de la Justice.

5. Son contenu :

"La mise en demeure doit être rédigée sous forme de lettre et :

  • Comporter la date de sa rédaction, les coordonnées du destinataire ainsi que la mention SOUS TOUTES RÉSERVES, afin de protéger l’expéditeur relativement à ce qui est avancé dans la lettre;
  • Résumer le problème;
  • Demander un règlement;
  • Fixer un délai pour régler le problème;
  • Inclure les coordonnées de l’expéditeur et sa signature;
  • Inclure dans son texte l’expression mise en demeure afin que la personne qui la reçoit sache à quoi s’en tenir."

Pour en savoir davantage sur le contenu, la manière de rédiger une mise en demeure et mes tarifs, n’hésitez pas à me contacter :

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Nul besoin de se ruiner pour se lancer en affaires

Pas besoin de dépenser une fortune pour se lancer à son compte. Il est possible de constituer son entreprise avec un investissement minimal. Parfois, il n’est même pas nécessaire de dépenser un sous. Voilà le grand avantage de constituer une entreprise dite individuelle.

immigration-reynaldo-marquez-1Par Reynaldo Marquez
Avocat chez Wellstein Mora Rodriguez International s.a.
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L’entreprise individuelle est la plus simple et la moins coûteuse à mettre en place. C’est cette voie qu’a choisie le designer graphique Olivier Blondeau, comme il l’a expliqué dans l’article « Cinq stratégies pour devenir son propre patron ».

Se lancer sans un rond

Au Québec, il est possible de démarrer une entreprise individuelle dont le nom comprend votre prénom et votre nom de famille, ainsi qu’un terme générique qui désigne ses activités, pourvu de ne pas exploiter un point de vente à tabac.

Dans mon cas, si j’étais, par exemple, fleuriste, journaliste à la pige ou encore designer graphique,  les noms d’entreprises suivants seraient acceptables :

  • Reynaldo Marquez fleuriste;
  • Les services de rédaction Reynaldo Marquez;
  • Les services de design graphique Reynaldo Marquez.

De manière générale, si j’utilise mon prénom, mon nom de famille et un terme générique, je n’ai pas besoin d’immatriculer mon entreprise individuelle au Registraire des entreprises.

Par conséquent, je m’évite les frais d’immatriculation.

Entre autres choses, notez que le nom d’une entreprise individuelle au Québec doit être un nom en français et ne doit pas être interdit par la loi. Cliquez ici pour plus de détails sur ce sujet.

Le cas de Chic Type Création

Designer graphique de métier, Olivier Blondeau aurait bien pu se lancer à son compte sous le nom de "Les services de design graphique Olivier Blondeau. Le nom "Olivier Blondeau, le designer graphique sympathique", aurait aussi été admissible.

Mais pour des raisons de positionnement stratégique, Olivier a plutôt choisi de faire affaires sous le nom de Chic Type Création.

Dans ce cas, il a dû produire une déclaration d’immatriculation au Registraire des entreprises, tel que l’exige la Loi sur la publicité légale, au Québec.

En effet, dans Chic Type Création,on ne retrouve  ni le prénom ni le nom de son propriétaire. L’immatriculation devient alors obligatoire.

Dans la plupart des cas, il faut produire une déclaration d’immatriculation dans les 60 jours suivant le début de vos activités.

Les frais pour immatriculer une entreprise individuelle demeurent peu coûteux. Ils s’élèvent à quelques dizaines de dollars, selon les tarifs ci-joints du Registraire des entreprises.

Avantage et inconvénients

L’entreprise individuelle comporte son lot d’avantages, dont :

  • Elle est la plus facile à mettre sur pied;
  • Elle est la moins coûteuse à constituer;
  • Son propriétaire est seul maître à bord.

Par contre, une entreprise individuelle comporte aussi son lot d’inconvénients, dont :

  • Il n’existe pas de statut juridique distinct entre elle et son propriétaire;
  • Son propriétaire assume tous les risques d’affaires;
  • La responsabilité de son propriétaire s’étendent jusqu’aux avoir personnels de ce dernier.

En conclusion

Au Québec, il est possible de se lancer en affaires à peu de frais, en constituant une entreprise individuelle.  Le prénom, le nom de famille et un terme générique sont parfois suffisants pour la mettre sur pied.

Par contre, quiconque souhaite exploiter une entreprise au Québec doit se conformer à diverses lois, dont la loi sur la publicité légale.

Malgré ses avantages, une entreprise individuelle comporte son lot d’inconvénients. Si votre entreprise individuelle devait faire faillite, ses créanciers pourront se servir dans les biens de son propriétaire.

Morale de cette histoire : avant même de vous lancer en affaires, il serait plus prudent de consultez un avocat.

Cette chronique contient de l’information juridique d’ordre général et ne devrait pas remplacer un conseil juridique auprès d’un avocat qui tiendra compte des particularités de votre situation.

logo-wmrPour plus de renseignements sur les baux commerciaux, leur négociation et sur les avantages de leur publication au Registre foncier, contactez-moi : Me Reynaldo Marquez
au 514-907-9323 ou par courriel à rmarquez@wmr-law.com.

PotLoc : Comment avoir pignon sur rue avec succès.

Deux jeunes entrepreneurs français pourraient bien avoir perfectionné l’art de louer des locaux commerciaux vacants au Québec. Leur entreprise PotLoc, qui a vu le jour sur le Plateau Mont-Royal, suscite déjà de l’intérêt partout dans la Belle province.

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Par Reynaldo Marquez, avocat.

« L’emplacement, l’emplacement et l’emplacement  ». Cette leçon classique du marketing semble être encore plus d’actualité depuis la création de PotLoc.

Rodolphe Barrere et Louis Delaoustre ont fondé PotLoc afin de revitaliser l’avenue Mont-Royal où les pancartes « À louer » sont encore trop nombreuses sur la façade des commerces vacants. Dans le cadre de leur projet d’affaires, les deux comparses dans la vingtaine ont placé les citoyens au coeur de leur action commerciale.

Voici à quoi ressemble une boutique PotLoc

Voici à quoi ressemble une boutique PotLoc

C’est ainsi qu’au mois de décembre 2013, ils ont investi le local vacant situé au 1846 avenue Mont-Royal Est, pendant une bonne semaine. En compagnie des membres de leur équipe, ils ont décoré l’endroit aux couleurs vives de leur entreprise et l’ont rebaptisé momentanément « la boutique PotLoc ».

Durant les sept jours qui ont suivi, ils ont demandé aux résidents du quartier quel type de magasin ils souhaiteraient voir implanter dans ce local vide, en les invitant à entrer dans leur boutique pour voter pour le commerce souhaité. Par le fait même, les participants ont eu droit à une bonne tasse de café pour se réchauffer et ainsi fuir l’hiver, l’instant d’un vote.

En tout, 532 passants ont répondu à l’appel. Une centaine de personnes ont voté en ligne. Les participants se sont prononcés principalement en faveur d’une épicerie biologique. Une galerie d’art a été le second choix le plus populaire.

L’idée d’affaires à Louis et Rodolphe semble avoir fait l’unanimité médias québécois puisque, chose rare, ils ont capté simultanément l’attention de la presse francophone et anglophone québécoise. 

Le 24 heures et le journal Le Plateau leur ont consacré la une. La radio de Radio-Canada et CIBL les ont interviewés. L’émission phare de la presse anglophone à Montréal, diffusée la semaine sur les ondes de CBC Radio One, les a également reçus. Il est possible d’écouter leur entrevue avec l’animateur vedette Mike Finnerty ici même.

En dépit de leur horaire chargé, Rodolphe Barrere et Louis Delaoustre ont gentiment accepté de répondre à quelques questions sur ForcePME.com, au sujet de leur entreprise, PotLoc, dont le nom renvoi directement au fameux repas-partage qui est très en vogue en Amérique du Nord.

Rodolphe et Louis sont tout sourire!

Rodolphe et Louis sont tout sourire!

1. Comment définissez-vous PotLoc?

Louis : « Notre objectif consiste à redonner la parole aux citoyens pour qu’ils puissent construire un quartier à leur image, en choisissant le type de commerce qu’ils souhaitent voir implanter dans leur secteur. C’est pour cela que nous disons que les citoyens sont au coeur de notre action.»

Rodolphe : « PotLoc met en relation quatre intervenants qui, en principe, ne se parlent pas : les citoyens, les propriétaires de locaux vacants, les commerçants et les arrondissements », explique-t-il. Tous ces intervenants y trouvent leur compte ».

2. Que gagnent-ils?

Rodolphe : « Pour les résidents , c’est intéressant parce qu’en votant, ils pourront avoir les commerces de proximité dont ils ont véritablement besoin. Pour les propriétaires aussi c’est intéressant, parce qu’en connaissant les besoins des résidents, ils pourront louer leur local au bon commerçant, celui qui restera à long terme. »

Louis :  « Pour les commerçants, cela leur permet de trouver l’emplacement idéal où il y a un véritable besoin pour leurs produits et services. Ultimement, cette interaction entre citoyens, propriétaires et commerçants va bénéficier aux arrondissements qui souhaitent revitaliser leur quartier.»

3. Comment vous est venue votre idée d’affaires?

Louis : « Cette idée nous est venue d’un constat que nous avions fait chacun de notre côté, à savoir qu’il manquait un magasin qui puisse répondre à nos besoins respectifs dans notre quartier, explique Louis. Par exemple, Rodolphe est un musicien. Il trouvait qu’il manquait un magasin de musique dans le coin. Et moi, comme je fais beaucoup de sport, je trouvais qu’il manquait un magasin de sport dans le quartier », explique-t-il.

Rodolphe : « Il faut savoir que sur l’avenue Mont-Royal, il y a en ce moment une vingtaine de locaux commerciaux vides. En échangeant sur le sujet, Louis et moi nous sommes demandés ce que les autres citoyens de notre quartier voudraient avoir comme commerces sur notre avenue. Voulaient-ils d’une boulangerie? D’un magasin de musique? D’un magasin de sport? D’une épicerie? C’est donc de cette façon que  l’idée de PotLoc a germé dans notre esprit », renchérit Rodolphe.

Un soir, en discutant autour d’un verre, Louis et Rodolphe, ont précisé leur concept d’affaires, qu’est devenu Potloc. C’était en septembre 2013.

4. Qui sont vos clients?

Rodolphe : « Nos clients sont les propriétaires de locaux commerciaux vacants et qui souhaitent les louer à des commerçants potentiels. Par exemple, les propriétaires qui peinent à louer leurs locaux pourraient bénéficier énormément des services de PotLoc, puisque notre entreprise les aide à mieux cibler le genre de commerces que les citoyens souhaitent voir implantés dans leur quartier. D’ailleurs, nous leur remettons un rapport détaillé sur nos résultats », affirme Rodolphe.

Louis : « Nous ciblons aussi les sociétés de développement commercial d’un quartier donné, plus communément appelées des "SDC".  Les SDC sont des associations sans but lucratif qui ont pour mission le développement économique de leur quartier. Elles sont intéressées à ce qu’il y ait des commerces viables qui s’installent dans les locaux vides. Plus il y a de commerces viables, plus le développement économique de leur quartier est possible », avance Louis.

5. Quels sont vos plans à moyen terme?

Louis : « Actuellement, nous envisageons de travailler avec d’autres artères commerciales, dont celles de Hochelaga-Maisonneuve, du centre-ville et de Griffintown. »

Rodolphe : « Nous sommes aussi en pourparlers avec la Ville de Longueuil. Disons que PotLoc nous occupe pas mal, ces temps-ci. Nous sommes actuellement très sollicités par divers intervenants et nous sommes heureux de voir qu’ils se sentent interpellés par notre concept. »

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Les  considérations juridiques :  Dans le cadre des activités de leur entreprise PotLoc, Louis et Rodolphe louent des locaux commerciaux vacants, le temps d’effectuer leur travail. Ce faisant, ils concluent des baux commerciaux avec les propriétaires de locaux vacants.

 Saviez-vous que contrairement à un bail résidentiel, le bail commercial répond à des règles différentes?

 Par exemple, le fait de publier votre bail commercial au Registre foncier pourrait empêcher le nouveau propriétaire de l’immeuble de mettre votre entreprise à la porte?

 Lisez notre article sur le sujet : Songez à publier votre bail commercial, pour plus de renseignements sur le sujet.

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contactez-moi : Me Reynaldo Marquez au 514-907-9323 ou par courriel à rmarquez@wmr-law.com.

En affaires à temps partiel. Le cas de Steve, le boxeur.

Les boxeurs Jean-Pascal et Lucian Bute ne sont pas les seuls à pouvoir vivre de la boxe au Québec. C’est aussi le cas de l’entraîneur Steve Kyriopoulos. Ce passionné de boxe a démarré sa propre offre de services comme entraîneur privé à temps partiel, et ce, tout en conservant son emploi dans une importante firme de télécommunications.

lawPar Reynaldo Marquez
Avocat
chez Wellstein Mora Rodriguez International s.a.

1. Où donnez-vous vos cours de boxe?

"Je les donne au centre de conditionnement physique Kardiologik, dans l’arrondissement Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, et dans un centre de conditionnement physique situé dans l’Ouest de l’Île. J’en donne aussi chez des particuliers à Montréal et Laval."

2. D’où vous est venue cette idée d’affaires?

« Une bonne fois, ma femme m’a demandé pourquoi je passais tellement de temps au gym à m’entraîner, au lieu de passer toutes ces heures-là à travailler », raconte-t-il un sourire dans la voix. C’est à la suite du commentaire de sa conjointe que Steve a eu l’idée de se lancer en affaires à temps partiel. Il a alors étudié la possibilité de donner des cours de boxe au gym qu’il fréquente. L’idée lui est parue très bonne : « Ça me permettrait de continuer à m’entraîner tout aussi fort mais générant un revenu supplémentaire », s’est-il dit. Et il a eu raison.

3. Comment avez-vous ciblé votre clientèle?

Afin de mesurer l’intérêt de clients potentiels pour des cours de boxe privés, Steve a fait imprimer des cartes d’affaires qu’il a accroché, en liasse, sur le babillard central du gym.Dans l’espoir de mieux vendre ses services, il a aussi fait tourner une vidéo professionnelle qui démontre l’intensité que procure son programme d’entraînement.

« En quelques semaines, j’ai pu constater que l’intérêt pour mon offre était bien réelle ». Aujourd’hui, Steve a une trentaine de clients auxquels il enseigne les rudiments de la boxe olympique.

« Le gros avantage, c’est que le gym est à cinq minutes de marche de mon travail. Je peux donc donner des cours très tôt le matin ou encore plus tard en soirée, tout en conservant mon emploi à temps plein », dit-il.

Parfois, Steve se présente au Kardiologik dès 6 heures le matin. « Je donne alors des cours jusqu’à 8 heures, avant de me rendre au travail pour faire mon 9 à 5 », dit-il. D’autres fois, Steve reviens au gym vers les 18 heures pour rencontrer ses clients du soir.

4. Pourquoi vous lancer à votre compte?

"J’ai toujours voulu vivre de la boxe. La boxe est un sport extraodinaire. C’est bon pour perdre du poids, gagner en masse musculaire, améliorer son cardio, développer sa force et sa confiance. Et c’est un excellent moyen d’apprendre l’auto-défense".

"Mais laisser tomber mon emploi de 9 à 5 pour se lancer en affaires à temps complet était hors de question.  Ma conjointe et moi avons deux enfants et une hypothèque à payer. La solution de lancer en affaires à temps partiel m’offre le meilleur des deux mondes."

5. Les consídérations juridiques :

En se lançant à son compte, Steve Kyriopoulos s’est demandé quel véhicule juridique pouvait mieux convenir à son genre d’entreprise. Il a finalement opté pour l’enteprise individuelle.

L’entreprise individuelle a l’avantage d’être une forme juridique très simple et peu coûteuse à mettre sur pied et à faire fonctionner, ce qui en fait un choix très intéressant pour les travailleurs autonomes du Québec.

Toutefois, l’entreprise individuelle est un modèle d’affaires potentiellement risqué pour son propriétaire exploitant, qui assume seul les risques de l’entreprise et est entièrement responsable des dettes de celle-ci. S’il advient une faillite, ses biens personnels et les actifs de l’entreprise peuvent être saisis, prévient Revenu Québec. 

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